mercredi 3 octobre 2007

texte FFAAAAAbuleux


Je vais probablement faire un visuel sur ce texte car je l'ai trouver saisissant !!!!!

Que sont nos enfances devenues? Elles sont restées en deçà du devenir, exédant par avance le poids d’une vie vécue. Où étions-nous quand nous étions en enfance? Déja hors d’elle, dans la certitude d’avoir à dire sans encore pouvoir nommer ce monde en héritage, déshérité d’une parole pourtant transmise: indiscibles à nous-mêmes. Où sommes-nous aujourd’hui, apparemment sortis de l’enfance? Projetés comme autrefois dans le futur de la parole, malgré les mots, les langues, les noms et les savoirs appris et partagés, frappés par ce devoir-dire qui est le sceau de toute l’enfance du monde.À croire qu’il n’y a ni dedans ni dehors de l’enfance; seulement ce noyau dur de nos commencements, enchassé dans l’histoire qui, elle, s’accomplit.

Ce monde d’avant le monde, se recommencement sans cesse, reviennent en silences immuables, choses sans noms, odeurs, entames du corps affamé, inassouvi, angoisses que nous couvrons d’histoires et qui font nos enfances traversées. L’enfance serait donc cette répétition intraitable, cet inappropriable insistant que le souvenir ne saurait dire mais qu’il recèle toujours, reconstruit pour en couvrir - après coup - la violence première: celle d’exister, d’avoir à vivre par le verbe et l’Autre. L’enfance, la première, est cette lettre en souffrance, trait marquant le corp de tout temps arraché à sa pure fonction biologique, ne conservant de cette part perdue que la trace d’une coupure effacée... pourtant indélibile.

L’enfance est toujours à trouver, re-trouver, c’est-à-dire à inventer parce qu’oubliée, échappée ouenfuie dans le silence de l’être, elle insiste pourtant dans l’ordre de la parole comme une brisure, une coupe qui assure en le détournant le frayage du sens. L’enfance est à la fois réelle - une frappe du corp que la parole scande - et mythique - une construction fictive, tissée dans les phrases qui visent à la retrouver. Expulsée au-dedans, exclue à l’intérieur, elle insiste dans les mots qui cherche à la dire, la raconter, mais qui ne peuvent que la voiler, la tenir à l’écart.

3 commentaires:

royDtroy a dit...

C'est de qui?

simlangster a dit...

C'est une étude universitaire de Anne Élaine Cliche, a propos du roman Jusqu'à la fin de tous les temps ou le souvenir d'enfance. (Satan Belhumeur de Victor Lévy Beaulieu)

Pis ta trouver sa comment ?????

royDtroy a dit...

Vraiment très agréable a lire. Dur à comprendre en première lecture, j'ai dû l'imprimer et me concentrer sur chaque phrase.

Ce qui a retenu mon attention:

- [...] (l'enfance), exédant par avance le poids d'une vie vécu. [...]

- [...] déshérité d'une parole pourtant transmise: [...]

-[...] angoisse que nous couvrons d'histoires et qui font nos enfances traversées.

- L'enfance est toujours à trouver, re-trouver, c'est-à-dire à inventer [...]

-[...] une coupe qui assure en le détournant le frayage du sens.

Comme si nous avions déja un bagage de connaissances, une avance sur nos origines. Une emprise sur notre future qui pèse sur nos épaules. Un héritage qui se transmet sans effort qui porte a ce questionner sur la provenance. La vie est une suite d'affrontement du passé face à un futur présent. Ainsi, l'évolution est toujours assurer car le bagage conquis est un prétexte pour assouvir le renouveau. Une interprétation est un signe d'invention, une vision nouvelle accompagne une connaissance acquise.

Reste à savoir comment tu vas travaillé ça mais très bonne inspiration. Tu pourrais faire des démarche pour parler avec l'auteur. P-t pour publier certain bout.