Alors, voici mon texte ou mon plan de texte que je propose pour cette fameuse Brique. Vous constaterez qu'il ne parle pas de sexe, ni de design, ni de travail. Y'a des bouts à retravailler, à repenser (la conclusion par exemple). Dites-moi ce que vous en pensez. Vos commentaires sont appréciés, cher Briqueurs.À l'amour.
À défaut d'avoir des idéaux construits dans de la guimauve ou des fantasmes sexuels hors normes, je crois en une chose par dessus tout. J'en suis venu à cette conclusion alors que je me suis questionnais sur quel angle que je devais abordé le sujet que j’avais choisi pour cette Brique. En premier lieu, je voulais parler de rupture. Je voulais parler de ce qui faisait mal, de tout ce qui peut venir chercher de négatif dans l'amour, dans les trippes, là où ça fait mal. Faire un portrait de notre génération qui a ce mystérieux problème face à l'engagement, le vrai, le seul, l'unique. Bref, je voulais faire un constat pitoyable sur nos instincts animaux qui sont peut-être des fois plus forts que ceux que voudrait bien qu'on aille en réalité. Et tout le Bla bla bla. Mais, tout ça, tout le monde le sait. Alors, je retournais la question dans ma tête des millions de fois. Et pis ça m'a frappé.
« Et puis merde, je suis en rupture. Fuck.» C'est dit, c'est fait. Ce n’est pas jojo, ni facile, ni intéressant. «Tourne la page, mon Séb.» Qu'est-ce que ça peut bien vous faire ? Être compatissant durant 30 secondes, peut-être. Et puis après. On s'en contre-fou. C'est arrivé à tout le monde (ou presque), depuis que le monde est monde et ça pourra encore m'arriver des dizaines de fois - je ne l'espère pas! Je ne suis pas sado tout de même ! Donc, j'étais là, en face d'un cul-de-sac (littéralement), une page blanche, horrifiée de n'avoir rien à dire sur ce merveilleux sujet qu'est le SEXE. Et faire un parallèle sur le sexe au travail, ou faire le décompte des dix meilleurs positions sur une photocopieuse me rendait vraiment perplexe. Encore là, on s'en fout dans le fond – JE (!) m'en fous.
Ok. Le sexe, que je me suis dit, c'est l'fun, vraiment l’fun. Je ne suis pas du type «soirée d’un soir». Ce n’est pas pour moi. C'est tellement l'fun quand c'est partagé, quand c'est avec une personne désirée, aimée, belle à nos yeux, intelligente, drôle, sexy, désirable. C'est tellement mieux quand ça vient naturellement (pardonnez-moi le jeu de mot non-voulu ici). C'est encore mieux quand la communication est là. Mais quand il n'y a plus de libido, ou peu, ou encore, quand il n'y a plus de sexe du tout, quand la relation n'y est plus, que reste-t-il ? Des enfants ? Ha ha ha. (Vraiment drôle.) «Qu'y a-t-il avant toute chose ?», me demandai-je, avant le fait de baiser, fourniquer ou faire l’amour ? Qu'est-ce qui fait que je suis capable de sourire quand je vois un chien courir dans la rue malgré mon moral de cul ? Qu'est-ce qui fait que je sais qu'il y a quelqu'un, quelque part, qui m'aime parce que je suis qui je suis, tous simplement ? Qu'est-ce qui fait que je sais qu'un jour, je serai heureux dans le domaine que je choisirai et que je me donnerai corps et âme pour gagner mon pain ?
C'est l'amour, je crois. Tout ça. Loin d'être un dogme à la «JESUS» (Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé), c'est la seule chose à laquelle je crois vraiment. L'Amour. C'est la première chose que mes parents m'ont enseignée (ou la seule que j'ai retenue). C'est la seule chose je sais être capable de donner durant toute ma vie, à qui que ce soit, qu'importe la situation- que je sais que je donnerai. Je sais que j'aimerai. J'aimerai mes parents protecteurs, mes frères et soeurs même s'ils sont diamétralement opposés à ce que je suis. J'aimerai chacun des mes amis, qu'il soit près de moi ou pas. J'aimerai chaque projet que je construirai avec mes idées, mon savoir, mon talent. J'embrasserai chacune de mes bavures pour qu'elles puissent me faire comprendre ce je peux apprendre de celles-ci. Malgré toutes les ruptures, les guerres, les problèmes planétaires et autre divorces d'argenterie, je crois que l'être humain est capable d'un amour profond. L’amour pourrait se définir par une myriade de définitions mais la plus belle, la plus concise, la plus simple que j'ai pu trouver, c'est M. Scott Peck qui l'a écrit. «L’amour, c’est la volonté de se dépasser dans le but de nourrir sa propre évolution spirituelle ou celle de quelqu’un d’autre.» Cette volonté, je l'ai au fond de moi. Même si je me plante à chaque relation dans laquelle je m'embarquerai dans la vie, je sais qu'il y a quelqu'un qui est fait pour moi et que je suis capable de me faire grandir dans une relation. Je n’irai pas jusqu’à dire que je crois à «l’âme sœur», ce phénomène fabriqué de toute pièce par l’Humain. On vit pas dans un conte de Walt Disney. Loin de là. Je crois seulement qu’avec l’amour, on peut accomplir bien des choses dans la vie. Pas besoin de se questionner de midi à quatorze heures ou de se torturer à savoir si on va finir par se «blesser». On va finir quand même par être blessé d’une manière ou d’une autre. «T’es en amour ?» Go for it, que moi je dis, même si c’est difficile, pis que des millions d’embûches et d’obstacles se pointent sur ton chemin.
Appellez-moi de tous les mots que vous connaissez, c’est le seul idéal que j’ai. En dehors de ça, le sexe, ou tout ce qui l'entoure, ce n'est qu'une question de «timing», de séduction, de phéromones et d'une bonne dose de courage. Un cocktail nécessaire à prendre en grande dose, avec la personne voulue.
Aucun commentaire:
Publier un commentaire