
Dans les années 1950, les publicités imprimées étaient surchargées d'informations. Avant de pouvoir bien comprendre le message, il fallait au lecteur au moins cinq minutes de son temps pour saisir tous les éléments de l'article publicitaire. En plus de négliger la hiérarchie des informations, les entreprises croyaient que les clients devaient avoir accès à toutes les informations sur le produit. De cette façon, ils oubliaient le principal : « less is more ». En surchargeant une page, ils obtenaient une pizza visuelle où toutes les informations se mélangeaient : photos, textes, formes, etc. Il n’y avait aucun souci du détail. Ils utilisaient, au milieu du 20e siècle, plusieurs typographies dans une même page publicitaire. Typographies fantaisistes et linéales se retrouvaient souvent dans une même montage. Au niveau graphique, il n’y avait aucun raffinement de couleurs ni de tons. Le point d’exclamation était utilisé à l’excès, tout comme la plupart des principes de l’édition. Tout était négligé : lisibilité, grammaire, typographie et mise en page.
L'arrivée d’Helvetica a permis aux designers de créer des messages clairs et efficaces. Sa neutralité lui permet de mettre le message de l’avant. En publicité, il est important d’interpeller le public et de piquer sa curiosité. Cependant, les designers ont surexploités son accessibilité. Elle est devenue, durant un moment, présente dans tous les champs d’activités tels que le marché du détail, la vente, la mode et les arts. Hier comme aujourd'hui, la neutralité de cette typographie peut malgré tout engendrer des problèmes. En ce sens, les entreprises qui l’utilisent comme logotype peuvent perdre leur identité graphique. Regarder un logotype Helvetica à plus de 50 mètres ne permet pas d’identifier une marque précise.
<--- PARTI À RETRAVAILLER SEARS Il est intéressant d’observer les éléments que les compagnies entassaient dans une page pour interpeller leur public : photos, illustrations et slogans douteux. Ce que j'aime des publicités des années 1950, c'est l'utilisation de photos représentants une famille parfaite ou une situation clichée. Il représentait souvent le rêve américain dans sa forme la plus sérieuse. On ne retrouvait jamais d'ironie dans le contenu total des publicités créées dans ses années. PHOTO USINÉ --->
Avec cet article, je tiens à démontrer les innovations de notre siècle; en aucun cas je ne dénigre le travail des designers des années passées. De 1950 à 1960, il y eut beaucoup d’améliorations et d’apprentissages dans le domaine de l'édition de magazine. Malgré cette évolution, encore beaucoup de magazines truffées d’erreurs d’éditions se retrouvent sur les tablettes des librairies. Des revues à potins remplies de photos non alignées, surcontrastées, pixélisées et mal traitées dans un montage chaotique mal contrôlé. Le lecteur se perd rapidement dans ces pages dépourvue de principe de navigation et de gabarit de style pour chaque article. Bref, les principes d'une bonne communication entre le lecteur et le créateur ne sont pas maîtrisés par la majorité, autant dans les années 1950 qu’aujourd'hui.
Maxime Bédard
Référence : Helvetica, le film. par Gary
3 commentaires:
Love
Bon travail Max!
Ca serais nice de justement inclure à la recherche, des images qui prouvent ta recherche, même p-e de "corriger" ces images là (qui contiennent illustration, type et/ou images) en inscrivant des trucs (comme des symboles de correction en edition), bref tu peux exploiter des choses entourant le sujet qui appuierais ce que tu dis. Bref très nice, continue!
Ahhh ouais vraiment bonne idee, jva essayer sa
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