lundi 22 février 2010

Eglise St-vincent de paul Texte














Essais de visuels 8.5x8,5



L’église avait été construite entre 1895 à 1902 suite à l’agrandissement d’une l’école appartenant à l’œuvre du patronage, selon les plans de François-Xavier Berlinguet. La congrégation française des Frères de Saint-Vincent-de-Paul est restée au Patro jusque dans les années 90. Après un incendie dans les années 1900, elle avait été reconstruite en 1951 Une partie est du Patro fut détruite en 1960 pour l’aménagement de l’autoroute Dufferin-Montmorency. Elle ensuite fut achetée par un promoteur désireux d’en faire un hôtel. Durant les années suivantes, elle a été vandalisée, observée par les passants du quartier, intriguant les autres par son apparente absence de vie, comme si la ville et ses nouveaux habitants avaient englouti le monument. Beaucoup de gens ont discuté de l’avenir de cette façade. Le propriétaire affirmait qu’il voulait intégrer l’église à un projet d’hôtel, mais les experts en bâtiments l’avaient persuadé d’abandonner ce projet, à cause de la structure construite avec des fibres en amiantes, composant toxique pour l’être humain. Suite à des discussions politiques autour du sujet et une incompréhension entre la ville et le propriétaire, celui-ci a démarré la destruction de l’Église, mais cela a été arrêté en laissant la partie avant de l’église.

Certains ont laissé leurs traces à l’intérieur et dans les environs de la façade, en faisant des graffitis sur les murs. Parmi les autres monuments faisant face à l’Église, il y avait aussi la plaque commémorative en l’honneur de Frédéric Ozanam, un parc, la petite rue St-Augustin, l’escalier Lépine, ainsi que la côte d’Abraham. L’arrière de l’église faisant aujourd’hui office de stationnement.

Il y a eu des débats au sujet de l’avenir de la façade. Il y eût quelques propositions comme par exemple celle du propriétaire, qui voulait intégrer la façade à la construction d’un hôtel, et d’autres propositions issues du même projet. Ces projets furent à chaque fois rejetés. ‘’Le Boréale’’ : une tour en verre, première proposition avait été faite en 2002 par l’artiste multidisciplinaire Florent Couisineau. De nouvelles améliorations ont été apportées aux plans de la construction de l’hôtel suite au travail de l’architecte Pierre Martin et de Florent Couisineau. Ils ont refait une autre proposition en 2008, par laquelle art et patrimoine auraient été réunis. L’église sera ensuit démantelée, pierre après pierre, et 200 artistes québécois poseront leurs signatures sur chacune d’elle. De nouveaux plans ont été élaborés en 2009. Une installation reliant l’entrée de l’hôtel, les trois arches, les fontaines, la plaque commémorative de Frédéric Ozanam, fondateur de St-Vincent-de-Paul, la côte d’Abraham, la petite rue Ste-Augustin, l’escalier Lépine et le terrain arrière. Le spectateur aura droit au passage à travers trois arches, une première avec l’immense entrée ayant des fontaines avec une structure métallique à saveur contemporaine en guise de clocher et une autre ayant des parties des écriteaux ‘’SAINT-VINCENT-DE-PAUL’’ plongés dans un bassin. L’artiste a mis l’accent sur l’aspect historique et sur la symbolique du renouveau, de la naissance par l’entremise de l’eau, du renouveau et sur le passage d’une absence à un nouveau présent. Après une deuxième arche et une troisième reliera la plaque commémorative, la côte d’Abraham, la rue Ste-Augustin et l’escalier Lépine. L’escalier offrira un espace pour des expositions pour la communauté artistique de Québec. En soi, cette nouvelle installation peut, pour certains, représenter une perte du passé, mais pour d’autres elle représente plutôt un gain, une remise en valeur des parties et des éléments urbains d’une ville qui a laissé toutes ces traces et ces marques.

Au fond, même si des éléments et des souvenirs s’absentent physiquement, ne garde-t-on pas cela en souvenir bien gardé dans notre mémoire? Si l’on se dit que l’on a perdu quelque chose, est-ce uniquement une perte à caractère matériel C’est comme si la ville avait eu un bras ou une jambe amputé. Mais ne garde-t-elle pas en mémoire les histoires absentes ? Et si la mémoire replace les choses comme elle le veut, permettant un passage du passé au présent, une telle œuvre reprenant une vocation et l’intégrant à une nouvelle réalité, n’est-ce pas en soi, outre le bénéfice du gain, une manière de se réapproprier le passé et ainsi prendre conscience que même si quelque chose disparaît, on peut toujours trouver moyen de se le remémorer.

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