Article corrigé et vu une premiere fois par lartiste et sera revu ce soir.
L’église Saint-Vincent-de-Paul a été construite selon les plans de l’architecte François-Xavier Berlinguet entre 1895 et 1902. À la suite d’un incendie, l’église a été rebâtie dans les années 50. La partie Est du monument religieux avait cédé sa place à l’autoroute Dufferin-Montmorency. Cette église transformée en Patro a permis d’accueillir la congrégation française des Frères de Saint-Vincent-de-Paul jusque dans les années 90. Elle fut rachetée par un promoteur désireux d’en faire un hôtel. Durant les années suivantes, largement vandalisée, elle a été observée par les passants du quartier, intriguant les autres par son apparente absence de vie, comme si la ville et ses nouveaux habitants avaient englouti le monument. Beaucoup de gens ont discuté de l’avenir de cette façade. Le propriétaire affirmait qu’il voulait intégrer l’église à un projet d’hôtel, mais les experts en bâtiments l’avaient persuadé d’abandonner ce projet, à cause des composantes d’amiante nocives pour l’être humain. À la suite des discussions politiques sur le sujet et d’incompréhension entre la ville et le propriétaire, ce dernier a tout de même démarré la destruction de l’Église ; toutefois, cela fut arrêté ne conservant que la partie avant de l’église.
Certains ont laissé des traces, soit à l’intérieur ou dans les environs de la façade, sous forme de graffitis sur les murs. Parmi les autres monuments faisant face à l’Église, il y avait aussi une plaque commémorative en l’honneur de Frédéric Ozanam, un parc, la petite rue St-Augustin, l’escalier Lépine, ainsi que la côte d’Abraham. Également l’arrière de l’église faisant aujourd’hui office de stationnement.
Il y a eu des débats au sujet de l’avenir de la façade. Il y eût quelques propositions comme, par exemple, celle du propriétaire qui voulait intégrer la façade à la construction d’un hôtel ; d’autres propositions également issues du même projet furent à chaque fois rejetées. Le Boréal : une tour en verre fut la première proposition faite en 2002 par l’artiste multidisciplinaire Florent Cousineau. De nouvelles améliorations ont été apportées aux plans de la construction de l’hôtel suite au travail de l’architecte Pierre Martin et de Florent Cousineau. Ils ont fait une autre proposition en 2008, par laquelle art et patrimoine seront réunis, soit l’église qui sera démantelée pierre après pierre sur lesquelles 200 artistes québécois poseront leurs signatures (suite). En effet, de nouveaux plans ont été élaborés en 2009 : une installation reliant l’entrée de l’hôtel, les trois arches, les fontaines, la plaque commémorative de Frédéric Ozanam, fondateur de la Société de Saint-Vincent-de-Paul, la côte d’Abraham, la petite rue St-Augustin, l’escalier Lépine et le terrain arrière. Le spectateur aura droit à une première arche dont les composantes sont une place publique avec fontaines (avec les écriteaux «SAINT-VINCENT-DE-PAUL») et une structure d’acier rappelant un clocher. L’artiste désire mettre l’accent sur l’aspect historique et sur la symbolique de l’eau par la purification, le renouveau et la régénérescence. Après, une deuxième arche et une troisième relieront la plaque commémorative de Ozanam, la côte d’Abraham, la rue St-Augustin et le parcours piéton et l’escalier Lépine. Le parcours piéton offrira un espace pour des expositions pour la communauté artistique de Québec. En soi, cette nouvelle installation peut, pour certains, représenter une perte du passé mais, pour d’autres, elle représente plutôt un gain, une remise en valeur de parties et éléments urbains d’une ville qui a laissé toutes ces traces et ces marques.
Au fond, même si des éléments et des souvenirs s’absentent physiquement, ne garde-t-on pas cela en souvenir dans notre mémoire? Si l’on se dit que l’on a perdu quelque chose, est-ce uniquement une perte à caractère matériel ? Comme si la ville, ayant eu un bras ou une jambe amputés, ne garde-t-elle pas en mémoire les histoires passées ? Et la mémoire pouvant replacer les choses comme elle le veut, comme le passage du passé au présent, une telle œuvre reprenant une vocation et l’intégrant à une nouvelle réalité, n’est-ce pas en soi, outre le bénéfice du gain, une manière de se réapproprier le passé et ainsi prendre conscience que, même si quelque chose disparaît, on peut toujours trouver moyen de se le remémorer.
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1 commentaire:
Super! Tu seras là ce soir? On pourras faire les derniers ajustements.
Merci Laurie!
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